Recherche

Commandes & Abonnements

Accueil / Formations et conférences / Rencontres Pédagogiques d’été 2019 / Archives Rpé / Rencontres Pédagogiques d’été / Inégalités sociales et scolaires : de l’individuel et du collectif

Depuis, 40 ans, ChanGements pour l’égalité dénonce les inégalités de notre société et la tendance avérée de l’École à les reproduire. Force est de constater qu’après toutes ces années, peu de choses ont changé sur le plan politique et pédagogique. Les inégalités se sont même amplifiées.

Pour CGé, c’est le rôle de l’École de contribuer à réduire les inégalités sociales et de donner à tous des chances égales de réussite. Pour ce faire, il convient d’agir à trois niveaux :
- sur le plan politique en vue de dénoncer les failles d’un système éducatif,
- au cœur de la classe en proposant des façons d’enseigner qui prennent en compte la diversité des origines sociales des élèves et aident àréduire les risques d’échec et de relégation,
- dans la relation entre les familles et les acteurs éducatifs de l’école et des associations.


Comment chacun peut-il prendre sa place dans ce projet ?
Que puis-je faire en classe, dans mon école et pour l’École ?

Pour cette 41e édition, nous vous proposons de réfléchir à ces questions dans un champ précis au sein de 10 groupes. Trois périodes de travail d’une heure seront vous proposées afin de préparer, de manière créative et collective, un état des lieux de la question, des tensions, des pistes d’action qui seront présentés et débattus lors d’un Forum en fin des RPé.

Les objectifs de ces moments sont de mettre en débat, en dehors des temps d’ateliers, des thèmes et valeurs portés par CGé, de prendre connaissance ou d’affiner la lecture des inégalités sociales et scolaires (champ pédagogique et système scolaire) et d’envisager des pistes d’action individuelle et collective.

Les questions portées par les groupes sont les suivantes

- A Le français est-il devenu une langue ancienne, dépassée, trop difficile à maitriser, impossible à enseigner ?

- B Les maths sont-elles trop abstraites, éloignées de la vie, anxiogènes, difficiles à enseigner ?

- C Les sciences sont-elles suffisamment ancrées dans le réel et tiennent-elles compte des préoccupations des jeunes pour pe(a)nser le monde de demain ?

Ces disciplines sont souvent perçues par les élèves comme des fabriques de démotivation ou de sélection scolaire par l’échec. Quelles sont les causes de ces échecs scolaires et comment y faire face ? La réflexion portera sur les contenus, méthodes ainsi que les outils mis à disposition des enseignants et des élèves.

- D Les choix pédagogiques ne sont pas des questions purement techniques. Quels choix sont possibles ? Quels en sont les enjeux politiques ?

- E Les stéréotypes sexistes influencent la trajectoire scolaire des enfants. Comment agir sur les représentations et l’estime de soi ? Quelles actions sont possibles ?

- F Nombreux sont les enfants en situation de conflit de loyauté, pris en tenaille entre la culture scolaire et celle des parents. Quel lien avec l’échec scolaire ?

- G Le collectif, oui mais… quelle place et quel sens a-t-il par rapport à l’apprentissage et au métier d’enseignant ? Quelles en sont les conditions et les implications ?

- H Quelle culture commune est-il possible de créer en classe en s’appuyant sur le moteur d’un « tramway nommé désir » ?

- I L’école maternelle est une étape primordiale pour entrer dans le savoir et la culture scolaire. Comment les inégalités scolaires se créent-elles déjà à ce stade ? Quelles actions poser pour réduire l’échec scolaire ?

- J Les évaluations externes sont-elles un mal nécessaire dans notre système scolaire ? Évaluent-elles les pratiques enseignantes ou les acquis des élèves ? Est-il possible de les appréhender comme des outils susceptibles de réduire les inégalités scolaires ?

Modalités d’inscription à ces groupes
Lors de l’inscription aux ateliers (formulaire en ligne ou papier), faire 3 choix afin de nous permettre de répartir les participants en groupes équilibrés.